
Le Yoga
Le yoga que j'enseigne ne se présente pas. Il se transmet.
Depuis que l'Occident a découvert l'Inde, il a souvent retenu les mots et oublié l'expérience qu'ils désignent. Chakras, kuṇḍalinī, tantra, mantra… ces termes circulent librement, parfois détachés de la tradition vivante qui leur donne sens. Les anciennes voies ne promettaient pas des expériences à collectionner. Elles invitaient à une transformation profonde de l'être.
C'est dans cet esprit que j'enseigne.
Lorsque quelqu'un entre dans la salle Terre d'Étoiles du Havre de Peyre, je ne lui propose pas une méthode à appliquer, mais je l'invite à entrer dans un courant : celui de la tradition tantrique shivaïste du Cachemire, transmise par André Riehl. Une lignée vivante où l'enseignement se reçoit moins par les mots que par la qualité de présence de celui qui le transmet.
Être yogi, c'est reconnaître que l'on n'invente rien. La pratique n'est pas une création personnelle, mais une fidélité. Une écoute renouvelée chaque jour dans le souffle, la méditation et l'attention portée au Vivant.

Ma manière d'enseigner part toujours du corps vécu. Non du corps que l'on montre ou que l'on corrige, mais du corps qui respire, qui ressent et qui porte une histoire avec ses particularités et ses vulnérabilités. Les postures, les āsana, ne cherchent pas une forme extérieure. Ils ouvrent progressivement les espaces où le souffle de l'énergie peut circuler librement. Le prana devient alors un chemin de transformation, reliant la terre et le ciel, l'enracinement et l'éveil.
Chaque personne est unique. C'est pourquoi je n'enseigne jamais de la même manière. J'observe, j'écoute, puis j'accompagne à travers les postures, le souffle, les mantras et la méditation. Toutes ces pratiques participent d'une même voie : celle qui conduit de la dispersion à la Présence.
Cette voie s'enracine également dans une éthique vivante. Les Yama et les Niyama ne sont pas des règles à appliquer, mais des invitations à se rencontrer avec honnêteté. Ils interrogent sans cesse la qualité de notre présence : dans quel état intérieur la pratique se déploie-t-elle ? Avec quelle sincérité, quel respect, quel abandon ? La transformation commence là, bien avant la première posture.
Ce chemin demande du temps, de la patience et de la constance. Non comme un effort, mais comme une fidélité à ce qui nous appelle profondément.
Je n'enseigne pas le yoga pour que l'on se sente simplement mieux, même si cela advient souvent dès les premières pratiques. Je le transmets pour que quelque chose, au plus profond de chacun, commence à se souvenir.
Chaque souffle est une invitation à revenir au Cœur.
Une voie, quatre chemins
Le soin, le yoga, le silence et la matière participent d'une même écoute. Découvrez chacune de ces voies dans les mots de Florence.




